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PRISONNIERS PALESTINIENS  posté le dimanche 31 janvier 2010 21:30

Quatre grands bus en location roulaient vers le point de contrôle militaire israélien de Jalameh entre la ville cisjordanienne de Jénine et Israël à 6h du matin, le 20 décembre 2006, à bord desquels se trouvaient, impatients, 222 membres de familles palestiniennes. Leur destination finale était la prison de Damoun située dans la ville côtière israélienne de Haïfa.

Quatre heures plus tard, les passagers ont passé des inspections de sécurité et les bus sont entrés en Israël, cela facilité par le « programme de visite familiale » du Comité International de la Croix Rouge (CICR), où 83 prisonniers palestiniens derrière les barreaux attendaient les visites.

Nabil et Huda Ward, ainsi que leurs deux filles adolescentes, étaient assis à la seconde rangée d’un bus, allant visiter leur fils Naseem, âgé de 26 ans, pour la première fois depuis son incarcération en avril 2002. Nassem n’était autorisé qu’à voir son avocat après que le processus d’interrogation ait pris fin. Après avoir attendu un procès pendant plus de deux ans, il a été accusé d’avoir tiré sur un soldat israélien alors qu’il était en fonction en tant que membre des forces de la Sécurité Nationale Palestinienne. Il avait des ordres directs pour défendre le camp de Jénine durant l’invasion israélienne.

Naseem n’est pas considéré comme un prisonnier de guerre. Israël n’accorde pas aux forces de la sécurité de l’Autorité Palestinienne les privilèges de la Quatrième Convention de Genève, étant donné que les territoires palestiniens ne sont pas un état officiel, selon le ministère de la justice israélien.

[Nabil et Huda Ward ] sont des vétérans de la souffrance sous l’occupation israélienne ; la fille de Ward, Riham, a été tuée à l’âge de dix ans par les forces israéliennes en 2001, à l’intérieur de sa salle de classe à l’école de filles Al-Ibrahim à Jénine. Leur plus jeune fils, Salah, était retenu en détention administrative, sans charge ni procès, dans une prison israélienne pour un an, puis a été envoyé dans la bande de Gaza en 2005, où il a été bloqué depuis. Il n’y a pas de procès pour la détention administrative, mais un examen périodique de l’affaire effectué par une commission d’étude qui maintient quelues règles de procédure, d’après le CICR.

En novembre 2006, Israël retenait environ 700 Palestiniens en détention administrative, d’après l’ONG israélienne des droits de l’homme B’Tselem. L’information qui forme la base des détentions est classée secret ; cela signifie que ni le détenu ni l’avocat ne peuvent la contester. Des milliers de personnes ont été retenues en détention administrative depuis le début de l’Intifada d’Al-Aqsa.

Le CICR surveille les conditions de détention et le traitement de tous les prisonniers palestiniens, estimés à 11500 et dont près de 400 sont enfants et 120 sont des femmes. Presque tous sont emprisonnés à l’intérieur d’Israël. De nombreux Palestiniens ne peuvent obtenir l’accès à Israël. Même avec l’aide du CICR, les membres des familles se voient souvent refuser l’entrée pour les visites en prison.

Le CICR affirme qu’Israël n’a pas rempli ses obligations relatives au droit international, notamment l’Article 76 de la Quatrième Convention de Genève, qui stipule que les citoyens sous occupation militaire ne peuvent être retirés du territoire occupé, en interdisant de cette façon les visites d’un membre de la famille.

L’armée israélienne admet que la plupart des détenus palestiniens sont emprisonnés à l’intérieur d’Israël, mais argumente que le retrait des Palestiniens du territoire palestinien occupé est approuvé par la Haute Cour Israélienne de la Justice et est cohérent avec la loi israélienne.

La famille de Ward a engagé un avocat arabo-israélien pour représenter Naseem. Les avocats palestiniens n’ont pas accès aux cours israéliennes, c’est-à-dire au système de la cour militaire israélienne. Les avocats qui y exercent ne sont pas à portée de main des Palestiniens.

Les Palestiniens arrêtés par l’armée israélienne en Cisjordanie tombent sous la juridiction de la « législation militaire » israélienne. Ceci est un système de tribunal militaire séparé qui s’applique seulement aux territoires palestiniens, d’après l’armée israélienne.

« C’est une liste d’"ordres militaires" écrits par le commandant militaire [israélien] publié sans aucune supervision. Ils ne sont pas approuvés par la Knesset », a dit l’avocate israélienne Lea Tsemel, qui a représenté des Palestiniens dans ce système pendant 35 ans, et a fait remonter plusieurs affaires devant la Cour Suprême israélienne.

« La législation militaire varie selon la situation », a expliqué un conseiller juridique du CICR. Les « ordres militaires » font partie de la législation militaire, sur la localisation de points de contrôle spécifiques dans un réseau complexe de plus de 534 barrières érigées pour restreindre le mouvement des Palestiniens en Cisjordanie. Certains ordres militaires soulèvent l’inquiétude sur le fait qu’ils sont incompatibles avec la loi internationale, d’après le conseiller juridique. Israël est l’autorité d’occupation, mais les deux parties sont en conlfit. Il est difficile de déclarer que le système est objectif.

Il n’y a pas de procès pour la détention administrative, mais un examen périodique de l’affaire effectué par une commission d’étude qui qui maintient quelues règles de procédure, d’après le CICR.

La question des prisonniers est un problème national particulièrement sensible pour les Palestiniens. La plupart des familles palestiniennes ont eu au moins un membre de la famille emprisonné à l’intérieur d’Israël. Des milliers de prisonniers palestiniens rapportent qu’ils ont été torturés. Ils disent que cela a habituellement lieu lors de l’interrogatoire lorsqu’ils sont arrêtés, au début, et avant qu’ils ne voient un avocat.

« Toute personne arrêtée sur suspicion d’avoir commis un crime doit être amenée devant un juge dans les huit jours de son arrestation », selon l’armée israélienne, mais « un juge militaire peut ordonner le prolongement de l’arrestation du suspect pour investigation pour plus de 90 jours supplémentaires ». Le droit du détenu à un avocat « peut être ajourné », si « des besoins sécuritaires le requièrent ».

Des prisonniers ont rapporté au CICR que la torture est employée pour obtenir des confessions ou des informations. Le CICR a présenté ces affaires au Ministère israélien de la Justice et à l’Autorité de la Prison, mais a refusé de de faire d’autres commentaires. Le Ministère israélien de la Justice affirme que l’usage d’une « force modérée » est permise lors de l’interrogatoire, si une personne « est une bombe à retardement », mais la torture est interdite.

La présidente du Comité des Prisonniers dans le Conseil Législatif Palestinien, Khalida Jarar, dit que l’utilisation de la torture par l’armée israélienne pendant les interrogations s’est accrue alors que de nouvelles méthodes, plus difficiles à détecter, ont été adoptées. Ces méthodes incluent de violentes secousses, une privation de sommeil et un confinement à l’isolement. Les « salles de collaboration » sont toujours utilisées, selon Jarar, dans lesquelles des Israéliens jouant le rôle de Palestiniens encouragent les prisonniers à parler d’activités nationalistes. Les déclarations sont ensuite utilisées contre le prisonnier comme des confessions. Les Palestiniens peuvent recevoir des condamnations allant de six mois à dix ans pour avoir été membre d’une faction militante palestinienne.

Entre-temps, près de 10 mille habitants de Gaza se sont rassemblés autour du bâtiment législatif palestinien dans la ville de Gaza, la semaine dernière, en soutien au Hamas pour avoir continué à retenir un soldat israélien capturé en juin 2006. Parmi les manifestants se trouvaient de nombreuses femmes, espérant qu’un échange de prisonniers ramènerait leurs êtres chers chez eux.

Le Hamas et d’autres factions ont capturé Gilat Shalit le 25 juin, dans une opération près de la frontière entre Gaza et l’Egypte. Des négociations pour sa libération sont en cours, avec essentiellement l’Egypte servant d’intermédiaire. Le 26 juin, Israël a lancé l’Opération Pluie d’Eté avec les objectifs annoncés de libérer Shalit et d’arrêter les tirs de roquettes en Israël à partir de Gaza. D’après un rapport annuel publié par B’Tselem, 405 Palestiniens ont été tués à Gaza par les forces israéliennes depuis le 25 juin, dont 88 enfants et 205 personnes non impliquées dans les combats. Les forces israéliennes ont détruit la principale station électrique de Gaza. De nombreux habitants sont aujourd’hui privés d’électricité.

Pour sa part, Israël déclare que Gaza n’est plus « occupée », suite à son retrait de septembre 2005. L’armée israélienne a ajusté sa politique de détention en conséquence. Maintenant, les Palestiniens arrêtés à Gaza sont retenus selon les « lois du conflit armé ». Ils sont jugé comme des citoyens d’un pays étranger, d’après le Ministère Israélien de la Justice.

Les Palestiniens affirment que Gaza est toujours « occupée », étant donné qu’Israël a maintenu le contrôle des passages frontaliers de Gaza, commerciaux et de passagers. Karni, le seul point de passage commercial de Gaza, a été fermé pendant plus de la moitié de l’an dernier. Rafah, le seul passage de passagers, n’est ouvert que sporadiquement.

« Ils kidnappent les gens de Gaza et les jugent dans des cours civiles israéliennes, selon une loi selon laquelle toute personne qui agit contre l’état d’Israël peut être condamné à l’intérieur d’Israël », dit Tsemel, défendant en ce moment le Professeur Younis Abu Daka de l’Université Islamique, qui vit à Gaza. Daka a été arrêté et déporté en Israël pour s’être lancé dans les élections législatives sur la liste du Hamas, il y a un an. Cela en dépit du fait qu’Israël a approuvé la participation du Hamas aux élections.

De retour en Cisjordanie, les Ward anticipent la libération de Naseem en avril 2008, bien qu’ils craignent que comme son frère, il sera envoyé à Gaza, au lieu d’être autorisé à rentrer chez lui. Expédier des résidents cisjordanien à Gaza suite à leur libération est devenu une pratique israélienne courante, en violation directe de la loi internationale

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C EST UNE LAMENTATION CE MUR  posté le jeudi 28 janvier 2010 17:50

Le mur de séparation a des conséquences humanitaires dramatiques sur la vie quotidienne des Palestiniens, selon un récent du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha). Selon Ocha, lorsqu'elle sera entièrement construite, la barrière aura une longueur de 709 km, dont 85% seront établis en Cisjordanie même mais seulement 15% sur la ligne verte, la ligne de démarcation de 1949 entre la Cisjordanie et Israël.
A Jérusalem-est, annexée par Israël depuis juin 1967, le mur consiste en une muraille de huit mètres de haut en béton, coupant la ville du reste de la Cisjordanie.
Lundi 9 novembre, le chef d'orchestre israélo-argentin Daniel Barenboïm, qui dirigeait un concert dans la capitale allemande à l'occasion des 20 ans de la chute du Mur de Berlin, a qualifié de "grave erreur" le mur de séparation entre Israël et la Cisjordanie. Il a appelé à "en finir avec les murs mentaux et physiques qui existent encore dans le monde".
Pendant ce temps, en Cisjordanie, des Palestiniens sont parvenus à abattre un pan du mur en béton.

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Israël va clôturer sa frontière avec l’Egypte  posté le jeudi 21 janvier 2010 14:13

Reuters

 
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a approuvé dimanche un projet visant à établir une barrière et du matériel de surveillance perfectionné sur une partie de la frontière israélo-égyptienne afin d’en écarter les immigrants clandestins et les activistes.

"J’ai pris la décision de fermer la frontière sud d’Israël aux éléments infiltrés et aux terroristes. C’est une décision stratégique visant à préserver le caractère juif et démocratique d’Israël", annonce-t-il dans un communiqué.

Des milliers d’immigrants africains et autres, fuyant des conflits et cherchant du travail, sont entrés en Israël ces dernières années en franchissant sa frontière poreuse avec l’Egypte.

Netanyahu a dit qu’Israël continuerait à admettre des réfugiés en provenance de zones de conflit, mais il a ajouté :

"Nous ne pouvons laisser des dizaines de milliers de travailleurs en situation irrégulière s’infiltrer en Israël par la frontière sud et inonder notre pays de clandestins étrangers."

La réalisation de la clôture prendra deux ans et coûtera un milliard de shekels (270 millions de dollars). La barrière ne sera pas érigée le long de l’ensemble de la frontière, longue de 266 km.

La police égyptienne a intensifié ces derniers mois ses efforts de surveillance de la frontière avec Israël à la suite d’une recrudescence des infiltrations à travers l’Egypte. Depuis mai, au moins 17 immigrants ont été tués par la police égyptienne.

Israël construit aussi une "barrière de sécurité" controversée autour de la Cisjordanie et qui empiète par endroits sur ce territoire. Il fait valoir que cette barrière hérissée de fil de fer barbelé et qui prend par endroits la forme de hauts murs de béton est nécessaire pour mettre fin aux infiltrations de kamikazes en Israël.

Les Palestiniens dénoncent l’empiètement sur leur territoire.

Israël a jusqu’ici construit environ la moitié des 670 km prévus.

Un mur de béton sépare au sud Israël de la bande de Gaza et un réseau de clôtures surmontées de fils coupants et de systèmes électroniques serpente au nord le long de sa frontière avec le Liban et la Syrie.

L’Egypte construit pour sa part une barrière souterraine le long de sa frontière avec la bande de Gaza pour empêcher les Palestiniens de faire venir des armes grâce à des tunnels [1].

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Trafic d'organes palestiniens: "Israël" est le seul qui confisque les cadavres  posté le dimanche 27 décembre 2009 22:38

L'article du journaliste suédois Donald Boström "Nos fils pillés de leurs organes"  fait toujours parler de lui.

Évoquant l'implication de soldats israéliens dans un trafic d'organes de Palestiniens tués durant les guerres et lors de leur détention dans les prisons israéliennes,  il le lie au réseau découvert aux États-Unis, impliquant plusieurs rabbins, dont le Grand rabbin de la communauté juive syrienne aux États-Unis Saul Kassin, et le fils d'un rabbin séfarade,
Solomon dwek, et surtout un résident de Brookline, un certain Levy Izhak Rosenbaum.

C'est ce dernier qui est soupçonné d'être le responsable des ramifications de ce trafic jusqu'en Israël.
 
Comme prévu, cet article s'est attiré les foudres de l'entité sioniste, voire par extension, de certaines voix juives de par le monde.  
Après avoir en vain tenté d'interdire la publication de cet article, voire sa condamnation par le gouvernement suédois, c'est directement l'accusation traditionnelle d'antisémitisme qui a été brandie contre ce pays.
 
Le chef de la diplomatie Avigdor Liebermann a donné le ton. D'autres voix ont suivi. Pour sa part, le ministre de la guerre Ehud Barak a menacé de porter plainte contre le journal.

Or, le récit du journaliste suédois du quotidien Alfonbladet est bien étayé.
Il fournit dans son papier le témoignage d'un professeur de Harvard en chirurgie de transplantation, Francis Delmonici qui assure qu'il est connu dans le milieu que ce genre de trafic est exercé en Israël (comme dans d'autres régions du monde) .
 
Il rapporte également les récits de plusieurs familles palestiniennes, les Khaled de Naplouse, les Raed de Djénine et autres, dont les fils, des activistes œuvrant contre l'occupation, ont été tués à bout portant, et dont les cadavres ont été restitués quelques jours plus tard, disséqués.
 
 
Selon le chercheur et ancien détenu palestinien Abdelnasser  Farawné, les accusations du journal suédois sont très plausibles.
 
"Les mécanismes d'assassinats exercés depuis des décennies sur les Palestiniens pourraient très bien avoir eu pour but ce trafic", estime –t-il lors d'un entretien accordé au journal palestinien en ligne, " Arabs 48".

Donnant comme exemple les cadavres de milliers  de Palestiniens et d'Arabes, tués dans des conditions ambigües, qui n'ont jamais été restitués à leurs proches, et seraient enterrés dans les cimetières numérotés.
 
Farawné assure qu'Israël est la seule entité dans le monde qui adopte la politique de confiscation des cadavres des Palestiniens et des Arabes morts durant leur détention dans ses prisons, et ce depuis 1967.
Signalant que lorsqu'il se résigne à les restituer, comme ceci a eu lieu en 2008 dans le cadre d'un accord indirect avec le Hezbollah, ce sont les dépouilles des cadavres désagrégés qui sont restitués, voire leurs squelettes, de sorte que personne ne puisse rien soupçonner.   
 
En plus, des centaines d'autres Palestiniens et Arabes sont portés disparus. Soupçonnés d'avoir été enlevés par les autorités de l'occupation, celles-ci ont sans cesse nié leur présence dans leurs centres de détention.
Ceux-là aussi auraient pu faire l'objet de trafic d'organes, conclut-il.

Dernier épisode de cette affaire: l'ambassadeur israélien à Stockholm a été convoqué au ministère suédois des affaires étrangères pour régler la crise qui a éclaté entre les deux parties.
Aucune enquête n'a été ordonnée. Aucun suivi ne devrait survenir. Même les médias peinent à l'évoquer.
Il faut s'attendre à ce qu'elle soit classée, comme les nombreuses affaires similaires dont souffre le peuple palestinien.

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Trafic d'organes palestiniens: "Israël" est le seul qui confisque les cadavres  posté le dimanche 27 décembre 2009 22:27

Source : Almanar - 22/08/2009
Photo :
Le cadavre de Bilal Ghanem (19ans) après sa restitution

L'article du journaliste suédois Donald Boström "Nos fils pillés de leurs organes"  fait toujours parler de lui.

Évoquant l'implication de soldats israéliens dans un trafic d'organes de Palestiniens tués durant les guerres et lors de leur détention dans les prisons israéliennes,  il le lie au réseau découvert aux États-Unis, impliquant plusieurs rabbins, dont le Grand rabbin de la communauté juive syrienne aux États-Unis Saul Kassin, et le fils d'un rabbin séfarade,
Solomon dwek, et surtout un résident de Brookline, un certain Levy Izhak Rosenbaum.

C'est ce dernier qui est soupçonné d'être le responsable des ramifications de ce trafic jusqu'en Israël.
 
Comme prévu, cet article s'est attiré les foudres de l'entité sioniste, voire par extension, de certaines voix juives de par le monde.  
Après avoir en vain tenté d'interdire la publication de cet article, voire sa condamnation par le gouvernement suédois, c'est directement l'accusation traditionnelle d'antisémitisme qui a été brandie contre ce pays.
 
Le chef de la diplomatie Avigdor Liebermann a donné le ton. D'autres voix ont suivi. Pour sa part, le ministre de la guerre Ehud Barak a menacé de porter plainte contre le journal.

Or, le récit du journaliste suédois du quotidien Alfonbladet est bien étayé.
Il fournit dans son papier le témoignage d'un professeur de Harvard en chirurgie de transplantation, Francis Delmonici qui assure qu'il est connu dans le milieu que ce genre de trafic est exercé en Israël (comme dans d'autres régions du monde) .
 
Il rapporte également les récits de plusieurs familles palestiniennes, les Khaled de Naplouse, les Raed de Djénine et autres, dont les fils, des activistes œuvrant contre l'occupation, ont été tués à bout portant, et dont les cadavres ont été restitués quelques jours plus tard, disséqués.
 
 
Selon le chercheur et ancien détenu palestinien Abdelnasser  Farawné, les accusations du journal suédois sont très plausibles.
 
"Les mécanismes d'assassinats exercés depuis des décennies sur les Palestiniens pourraient très bien avoir eu pour but ce trafic", estime –t-il lors d'un entretien accordé au journal palestinien en ligne, " Arabs 48".

Donnant comme exemple les cadavres de milliers  de Palestiniens et d'Arabes, tués dans des conditions ambigües, qui n'ont jamais été restitués à leurs proches, et seraient enterrés dans les cimetières numérotés.
 
Farawné assure qu'Israël est la seule entité dans le monde qui adopte la politique de confiscation des cadavres des Palestiniens et des Arabes morts durant leur détention dans ses prisons, et ce depuis 1967.
Signalant que lorsqu'il se résigne à les restituer, comme ceci a eu lieu en 2008 dans le cadre d'un accord indirect avec le Hezbollah, ce sont les dépouilles des cadavres désagrégés qui sont restitués, voire leurs squelettes, de sorte que personne ne puisse rien soupçonner.   
 
En plus, des centaines d'autres Palestiniens et Arabes sont portés disparus. Soupçonnés d'avoir été enlevés par les autorités de l'occupation, celles-ci ont sans cesse nié leur présence dans leurs centres de détention.
Ceux-là aussi auraient pu faire l'objet de trafic d'organes, conclut-il.

Dernier épisode de cette affaire: l'ambassadeur israélien à Stockholm a été convoqué au ministère suédois des affaires étrangères pour régler la crise qui a éclaté entre les deux parties.
Aucune enquête n'a été ordonnée. Aucun suivi ne devrait survenir. Même les médias peinent à l'évoquer.
Il faut s'attendre à ce qu'elle soit classée, comme les nombreuses affaires similaires dont souffre le peuple palestinien

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